un sacré numéro
j'ai croisé à marseille un étrange numéro
on l'a chopé un jour sur l'parking de carrefour
et vers l'Estaque on est allés faire un p'tit tour
juste à temps pour l'coucher avec son apéro
Il était assez sale, des fringues d'il y a trois jours
une barbe mal rasée, enfin tu vois l'tableau
mais avec une grande gueule dans le bons sens du mot
il racontait sa vie avec beaucoup d'humour
Pourtant c'est pas facile de vivre dans les cités
dans des ptits cubicules, tous ensemble entassés
une vie pleine de misère, de quelq's humiliations
Difficile de poursuivre ses rêves sans frustrations
mais comme disait brassens dans une célèbre strophe
il faut des trous l'hiver a nos grègues de toile
grelotter et pourtant contempler les étoiles
pour ses beaux jours enfuis devenir philosophe
Je n'sais pas s'il était philosophe ou bien con
mais il était zicos et par son gumburé
se laissait entraîner dans des transes endiablées
car pour toujours bien vivre, faut vivre avec passion
dimanche, mai 31, 2009
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Libellés :
poésie dmes deux
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